Aller au contenu principal

Protéger le personnel de santé contre la COVID-19

 

Une équipe de recherche internationale et interdisciplinaire de la Colombie-Britannique (Canada) et de divers endroits en Afrique du Sud, soutenue par le CRDI et travaillant en partenariat avec deux centres collaborateurs de l’Organisation mondiale de la Santé, a contribué à un programme de recherche multiméthodes sur ce qui fonctionne afin de protéger les travailleuses et travailleurs de la santé pendant la pandémie de COVID-19 (et ce, dans quels contextes, en utilisant quels mécanismes, et en vue d’obtenir quels résultats particuliers).

L’équipe de recherche a mené des études qualitatives et quantitatives axées sur la protection psychologique et physique des travailleuses et travailleurs de la santé en Afrique du Sud et au Canada. Les travaux menés en Afrique du Sud ont démontré que la formation et les initiatives en matière de prévention peuvent réduire le stress au travail. Dans le contexte canadien, l’équipe a également constaté que les aides-soignantes et aides-soignants de première ligne étaient les plus exposés au risque d’infection et les moins susceptibles d’être vaccinés. En Afrique du Sud, comme ailleurs dans les pays du Sud, de nombreux établissements de santé présentaient des niveaux élevés de risques inacceptables découlant des situations de danger organisationnel sur le lieu de travail, notamment la violence et l’intimidation, ainsi que le risque de contracter des maladies infectieuses. Les contextes n’étaient pas préparés à protéger les travailleuses et travailleurs de la santé. Au Canada, la recherche a montré que l’adoption rigoureuse de mesures conjuguées en matière de santé publique, de contrôle des infections et de santé au travail peut effectivement protéger les travailleuses et travailleurs de la santé, les taux d’infection causés par la COVID-19 n’étant pas plus élevés que pour leurs homologues en milieu communautaire.

L’utilisation d’une enquête de convenance auprès de travailleuses et travailleurs de la santé dans 161 pays a permis à l’équipe de recherche d’explorer davantage les différents contextes. La présence d’un risque inacceptable a été clairement déterminée dans tous les pays, mais il est frappant de constater que les préoccupations les plus fortes concernant la protection inadéquate des travailleuses et travailleurs de la santé ne provenaient pas des pays à revenu élevé les plus durement touchés par la vague initiale de COVID-19 au début de 2020, mais plutôt d’environnements moins bien dotés en ressources et qui n’avaient pas encore été aussi fortement touchés. Cela fait écho aux conclusions de l’enquête prépandémique révélant que les pays pauvres sur le plan des ressources ont des capacités réduites en matière de protection du personnel de la santé.

Travailler dans le cadre d’un partenariat Nord-Sud a permis une évaluation triangulée de la manière dont les facteurs contextuels peuvent avoir des répercussions sur les mécanismes et les résultats de la protection des travailleuses et travailleurs. S’ajoutant aux données probantes mondiales concernant la protection des travailleuses et travailleurs de la santé contre la COVID-19, ces résultats soulignent la valeur des partenariats internationaux.