Histoires de réussite
La mésinformation et la désinformation ont constitué des obstacles majeurs à la vaccination au Mozambique, en particulier chez les populations marginalisées et rurales. Accorder la priorité à l’engagement communautaire et à l’inclusion dans un programme de déploiement de vaccins contribue à la réussite en :
- faisant participer tous les groupes de la société à la prise de décisions;
- atteignant tous les segments de la population;
- utilisant un langage inclusif pendant la sensibilisation;
- décentralisant les tests de dépistage pour mieux atteindre les communautés.
Avec un plan d’exécution clair, la stratégie d’allocation progressive des vaccins du Mozambique a accordé la priorité aux personnes qui travaillent dans le domaine de la santé, aux personnes âgées, aux personnes atteintes de maladies chroniques et à d’autres groupes à risque élevé. Les investissements dans la logistique et les capacités de dépistage, combinés à une approche fondée sur des données probantes, ont aidé le pays à atteindre une couverture vaccinale de 97 % en décembre 2023.
En Éthiopie, le projet s’est concentré sur la compréhension et l’amélioration de l’accès équitable aux vaccins dans les communautés rurales et mal desservies. Pour réussir, il a fallu surmonter plusieurs obstacles : défis logistiques, mésinformation, inégalités de genre et manque d’infrastructures.
Les principales réalisations comprennent :
- la mobilisation des communautés grâce à des messages clairs sur la sécurité des vaccins afin de renforcer la confiance;
- l’investissement dans les infrastructures de vaccination;
- le renforcement de la volonté politique appuyée par des données probantes;
- la garantie d’un leadership de haut niveau et d’une mobilisation continue des parties prenantes.
L’adoption des vaccins chez les femmes a augmenté grâce à des stratégies inclusives qui intègrent des approches sensibles au genre donnant la priorité aux populations vulnérables.
L’intégration des dimensions de genre dans la recherche a révélé des disparités dans la vaccination entre les hommes et les femmes, ainsi qu’entre les populations urbaines et rurales du Ghana.
Un atelier national de validation réunissant des parties prenantes du ministère de la Santé, de la société civile et des partenaires au développement a permis de valider les résultats et de générer des recommandations concrètes.
Les autres constats incluent :
- les comités de santé et les leaders communautaires jouent un rôle essentiel dans la promotion de l’acceptation des vaccins.
- la participation communautaire est un aspect important de l’administration du vaccin.
- l’engagement clair, la transparence et la communication sont essentiels au succès.
Un rapport de synthèse sur le genre issu de ces travaux guide désormais les politiques de vaccination sensibles au genre.