Les thèmes communs qui se dégagent de cet ensemble de travaux soulignent que les voix et la participation des groupes marginalisés devraient être amplifiées, que les inégalités entre les genres et les déséquilibres de pouvoir devraient être abordés à la source, que les systèmes de gouvernance devraient être améliorés, et que la coordination entre les secteurs et les niveaux devraient être améliorée.
L’analyse des priorités de recherche cernées dans les 10 études exploratoires a été poussée plus loin par leur mise en correspondance avec les 13 principes de l’agroécologie. Ce travail a été réalisé par une équipe interdisciplinaire dirigée par Anna Paskal et l’Institute for Agroecology de l’Université du Vermont, aux États-Unis, afin de révéler l’harmonisation des priorités de recherche aux 13 principes et leura similarités générales, le tout afin de mettre en évidence les principes agroécologiques qui nécessitent des efforts de recherche supplémentaires. Cette analyse est disponible dans les notes de synthèse accompagnant chacune des études exploratoires listées ci‑dessous. Un rapport résumant les principales conclusions des notes de synthèse et proposant des voies pour accroître l’impact de cette recherche sur la transformation des systèmes alimentaires sera bientôt disponible.
Les résultats de l’analyse indiquent clairement que, même si les efforts de recherche doivent se concentrer sur des principes tels que la réduction des intrants, la biodiversité et la santé des sols, la transformation du système alimentaire sera accélérée grâce à des recherches qui iront au-delà des agroécosystèmes, de manière à englober l’ensemble du système alimentaire, c’est-à-dire de la production à la post-consommation. La recherche doit également délaisser les technologies au profit des systèmes sociaux, car il est urgent de s’attaquer aux problèmes de participation, de gouvernance, de pouvoir, de régimes alimentaires et de cocréation de connaissances pour réaliser la transformation et construire les systèmes alimentaires auxquels nous aspirons.
Ensemble, ces conclusions indiquent qu’en préconisant une approche de la recherche fondée sur des principes – avec des points de levier stratégiques interconnectés – la recherche peut vraiment changer la donne en transformant les systèmes alimentaires et en accélérant les changements positifs.