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Nomination des partenaires de recherche du programme « Intelligence artificielle pour le développement » au nouveau groupe de spécialistes de l’ONU sur l’intelligence artificielle

Trois partenaires de recherche du programme « Intelligence artificielle pour le développement » (IAPD), un partenariat entre le CRDI et le Foreign, Commonwealth and Development Office du Royaume-Uni, font partie des 40 spécialistes nommés au Groupe scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle de l’ONU.
Une vue d’ensemble de la salle de l’Assemblée générale alors qu’Annalena Baerbock (sur les écrans et à gauche sur l’estrade), présidente de la quatre-vingtième session de l’Assemblée générale des Nations Unies, préside la 72e séance plénière de l’Assemblée générale.
Photo de l’ONU/Loey Felipe
Les membres du Groupe scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle ont été nommés lors de la 72e séance plénière de l’Assemblée générale des Nations Unies en février 2026.

Ce groupe indépendant est le premier organisme scientifique mondial de ce genre. Il vise à réunir des spécialistes afin d’évaluer comment la technologie transforme le monde et les personnes qui y habitent.

Les trois personnes représentant le programme IAPD, dont une chercheuse principale et deux chercheurs principaux, travaillent dans des laboratoires connexes situés dans des universités publiques d’Afrique subsaharienne. Ensemble, ces laboratoires font progresser la recherche en IA responsable et ancrée localement et développent des solutions alignées sur les priorités régionales.

Tegawendé Bissyandé – CITADEL 2.0 (Burkina Faso) 

Tegawendé Bissyandé est chercheur principal au Centre interdisciplinaire d’excellence en intelligence artificielle pour le développement (CITADEL 2.0) à l’Université virtuelle du Burkina Faso. CITADEL cherche à favoriser l’innovation dans le domaine de l’IA responsable, à démocratiser l’enseignement de l’IA et à contribuer à un environnement propice aux politiques et aux pratiques alignées sur les normes éthiques et les besoins locaux.

M. Bissyandé a décrit sa nomination comme étant « avant tout la reconnaissance d’une communauté : les scientifiques, la population étudiante et les partenaires de la CITADEL et du CRDI qui œuvrent pour une IA utile et responsable ». Il a ajouté : « Je m’engage donc à présenter les réalités et les aspirations de nos communautés à ce groupe afin que l’IA puisse véritablement servir le développement humain. » 

Il est également scientifique en chef au Centre interdisciplinaire pour la sécurité, la fiabilité et la confiance à Luxembourg.

Joyce Nakatumba-Nabende – Laboratoire de recherche IAPD (Ouganda)

Joyce Nakatumba-Nabende est la chercheuse principale du laboratoire de recherche IAPD de l’Université Makerere en Ouganda. Ce laboratoire soutient la recherche et le renforcement des capacités dans le développement et le déploiement d’une IA responsable pour répondre aux priorités nationales et contribue au renforcement d’un réseau de laboratoires de recherche et de renforcement des capacités en IA dans l’ensemble de l’Afrique.

Elle a noté que « la nomination au sein du groupe est une excellente occasion pour moi d’apporter des preuves scientifiques des pays du Sud sur le développement et la gouvernance de l’intelligence artificielle ». Mme Nakatumba-Nabende est maître de conférences au Collège des sciences de l’informatique et de l’information de l’Université de Makerere. Elle a également été reconnue comme l’une des 100 meilleures femmes de carrière en Afrique en 2025 et a été honorée par 100 Women Davos en tant que pionnière qui façonne l’avenir de l’IA.

Vukosi Marivate – Laboratoire des langues africaines du programme IAPD (Afrique du Sud)

Vukosi Marivate est chercheur principal au Laboratoire des langues africaines du programme IAPD de l’Université de Pretoria en Afrique du Sud. Le laboratoire s’efforce de libérer le potentiel des applications d’IA basées sur les langues africaines pour relever les défis du développement.

Il a déclaré être « honoré d’avoir été choisi pour faire partie de ce groupe. J’ai hâte de continuer à faire part des expériences et des perspectives de tout le continent africain, et d’apprendre d’une mine d’information et de l’expertise de mes collègues. »

Spécialiste en IA largement reconnu, M. Marivate siège au sein de plusieurs organisations universitaires et technologiques du secteur.

Le nouveau groupe de spécialistes des Nations Unies, créé par la résolution de l’Assemblée générale en 2025, examinera les occasions, les risques et les répercussions de l’IA dans le monde réel, qui sont pertinents pour les politiques, notamment :

▪️ Systèmes d’IA sûrs, sécurisés et fiables  
▪️ Logiciels libres, données ouvertes et modèles d’IA ouverts  
▪️ Implications sociales, économiques, éthiques, culturelles, linguistiques et techniques de l’IA  
▪️ Transparence, responsabilité et surveillance humaine significative  
▪️ Protection et promotion des droits de la personne en matière d’IA 

Une Canadienne et un Canadien ont également été nommés au groupe des Nations Unies : Rita Orji, professeure d’informatique à l’Université Dalhousie, et Yoshua Bengio, pionnier de l’IA et fondateur de Mila, l’institut d’IA de renommée mondiale du Québec.

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