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Faire sensation à la 9e Conférence mondiale sur le genre dans l’aquaculture et la pêche

Plus de 40 partenaires de l’initiative AQUADAPT soutenue par le CRDI, se réuniront à Bangkok, en Thaïlande, du 1er au 3 octobre 2005, pour discuter de la façon dont la recherche sur les solutions fondées sur la nature peut faire progresser la justice de genre et la résilience climatique.
9e Conférence mondiale sur le genre dans l’aquaculture et la pêche
Melonie Ryan/Institut international du développement durable
Des femmes aux Fidji participent à la récolte et au traitement des huîtres perlières dans le cadre du projet AQUA-Pearl, financé par le CRDI.

Bien que les femmes et d’autres groupes marginalisés jouent un rôle essentiel dans l’aquaculture et la pêche dans le monde entier, Leurs contributions restent largement méconnues et elles sont sous-représentées dans les politiques, les prises de décision et les segments les plus lucratifs de la chaîne de valeur.

C’est l’un des enjeux que soulèvera la 9e Conférence mondiale sur l’égalité des sexes dans l’aquaculture et les pêches (GAF9), alors que les participantes et participants se réuniront à Bangkok, en Thaïlande. Le CRDI et ses partenaires de l’initiative Solutions climatiques fondées sur la nature dans les systèmes alimentaires aquacoles en Asie-Pacifique, connue sous le nom d’AQUADAPT, y organiseront quatre discussions différentes axées sur les questions de genre dans l’aquaculture.

Deux séances spéciales animées par le CRDI auront lieu le 2 octobre : l’une intitulée Mesurer la justice entre les sexes dans l’aquaculture et les pêches : outils et leçons tirées de la pratique, et l’autre portant sur la justice climatique en aquaculture grâce à des solutions inclusives fondées sur la nature.

La première séance portera sur un défi crucial en matière de politiques et de pratiques dans le secteur de l’aquaculture, à savoir l’absence de reconnaissance des contributions et des points de vue des femmes. Il y a un manque de données ventilées sur le genre et les stéréotypes persistants ont tendance à dépeindre les femmes non pas comme des pêcheuses ou des agricultrices, mais comme les « aides » des hommes. Lorsque les politiques et les programmes ignorent les dimensions du genre, ils contribuent à renforcer les inégalités. Ce panel proposera des outils pour évaluer les relations entre les genres dans les pêches et l’aquaculture, en s’appuyant sur des cas concrets comme la participation des femmes à la restauration des mangroves dans les communautés de crevettes en Indonésie et les chaînes de valeur du poisson aux Philippines. La séance explorera ensuite comment la recherche inclusive, qui engage les femmes et les groupes marginalisés en tant que leaders et co-chercheures et co-chercheurs, peut faire progresser la justice entre les genres.

Au cours de la deuxième séance, les participantes et participants apprendront comment les changements climatiques affectent les communautés de pêche et d’aquaculture, et comment les solutions fondées sur la nature peuvent renforcer la résilience inclusive. Partout en Asie du Sud-Est, les communautés aquacoles sont confrontées à des défis tels que le réchauffement des eaux, les tempêtes et les sécheresses. Les femmes et les groupes marginalisés sont les plus vulnérables à ces effets. Des études de cas financées par le CRDI, allant de la pisciculture dans les étangs du nord de la Thaïlande aux pêches marines et à l’aquaculture dans la péninsule en Malaisie, démontreront que renforcer la résilience climatique nécessite une gouvernance plus équitable, un meilleur accès aux ressources et une répartition plus juste du travail.

De plus, les partenaires d’AQUADAPT animeront ces deux séances spéciales du GAF9 les 1er et 2 octobre, respectivement :

 

 Voir le programme complet de GAF9

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