Bâtir un avenir durable pour la santé et le bien-être de la population adolescente en Afrique centrale et de l’Ouest
La série a favorisé l’échange de connaissances, mis en valeur des expériences régionales et encouragé un dialogue multipartite pour faire progresser la SDSR chez la population adolescente, tout en explorant des pistes concrètes pour bâtir un avenir durable pour leur santé et leur bien-être.
Le premier webinaire, « A Regional Overview: Evidence, Challenges and Opportunities », a exploré le paysage des politiques et des programmes entourant la SDSR et la VBG chez la population adolescente. Des leaders, des équipes de recherche, des décisionnaires et des spécialistes à l’échelle locale, dont la professeure Takyiwaa Manuh, Aminata Thioye, la Dre Nafissatou Jocelyne Diop et le Dr Jacques Emina, ont mis en lumière sur les lacunes dans les connaissances et ont discuté de la façon dont la recherche peut renforcer la santé, les droits et la protection de la population adolescente.
Des renseignements clés soulignent l’urgence démographique : La population adolescente représente près de 25 % de la population globale en Afrique centrale et de l’Ouest, et les adolescentes sont confrontées à des taux élevés de mariages d’enfants, de grossesses adolescentes, de mutilations génitales féminines et de violences sexuelles. Les cadres politiques sont absents ou à la traîne dans de nombreux pays, et l’application reste incohérente dans les pays qui ont adopté des cadres juridiques pour résoudre ces problèmes. Les panélistes ont souligné l’importance de la participation de la population adolescente à l’élaboration de politiques et ont fait appel à des services de SDSR inclusifs et respectueux, en particulier pour les jeunes marginalisés. Le manque de données ventilées a été cerné comme un obstacle majeur aux interventions ciblées. Des facteurs socioéconomiques plus larges tels que les conflits, l’urbanisation et l’instabilité économique amplifient encore les vulnérabilités. Pour aller de l’avant, les personnes participantes ont recommandé une éducation sexuelle complète, des politiques plus solides et fondées sur des données probantes, l’intégration de la VBG et de la SDSR dans les stratégies nationales, et davantage de recherches pour soutenir l’élaboration et la mise en œuvre des politiques.
Ressources du webinaire
- Un enregistrement bilingue du webinaire. Également disponible en anglais et en français.
Le deuxième webinaire, « Recherche transformatrice sur la santé et les droits de la population adolescente : meilleures pratiques et leçons apprises », a examiné comment la recherche transformatrice et la recherche-action peuvent catalyser le changement structurel. Elle présentait des projets appuyés par le CRDI en Gambie, au Sénégal, au Burkina Faso, en République démocratique du Congo et au Burundi (y compris des travaux du Centre international de recherches et de formation avancée et de la fondation Panzi), à travers des présentations et interventions de la Dre Marie Hatem, de la Dre Nathalie Sawadogo, du Dr Jacques Emina et de Mme Phebian Ina Grant Sagnia. À l’aide de méthodes participatives, ces projets ont étudié comment intégrer l’éducation à la santé, aborder la santé mentale et concevoir des services de SDSR axés sur la population adolescente. Les panélistes ont souligné l’importance d’approches multidisciplinaires inclusives dans la recherche et les programmes, tout en soulignant les défis persistants tels que les tabous sociaux, la résistance politique et les données limitées. La séance s’est conclue par un appel à établir un pont entre la recherche et les politiques, à investir dans des approches axées sur les jeunes et à renforcer les alliances intersectorielles.
Ressources du webinaire
- Un enregistrement bilingue du webinaire. Également disponible en anglais et en français.
- Les contributions hors ligne du professeur Serigne Mor Mbaye (Question 1, Question 2, Question 3)
Le troisième et dernier webinaire, intitulé « Bâtir un avenir durable pour la santé et le bien-être de la population adolescente d’Afrique centrale et de l’Ouest », a synthétisé les enseignements de l’ensemble de la série et favorisé un dialogue axé sur les solutions entre les équipes de recherche, les décisionnaires, les bailleurs de fonds et les responsables de la mise en œuvre. La séance finale a réuni Mme Astou Diouf Gueye, Mme Tracey Hébert-Seck, M. Bertin Rutega Nkwale, Dr Abdoul-Moumouni Nouhou et le professeur Issiaka Sombié, et a porté sur des recommandations opérationnelles pour orienter la programmation et les investissements futurs. Les adolescent·e·s d'Afrique de l'Ouest et du Centre sont confronté·e·s à des obstacles persistants en matière de santé sexuelle et reproductive, notamment les avortements dangereux, les lois restrictives, la stigmatisation et l'inégalité d'accès aux soins, exacerbés par le manque de données et l'absence de services spécifiques aux adolescent·e·s. Pour relever ces défis, il faut une collaboration multisectorielle, l'engagement des communautés, l'innovation numérique et des partenariats internationaux plus solides, tout en faisant confiance aux jeunes et en leur donnant les moyens d'agir, en renforçant les liens entre les parties prenantes et en reconnaissant les adolescents comme un groupe distinct ayant des besoins uniques afin de transformer les données en actions et d'améliorer le soutien aux adolescent.e.s, y compris les survivant.e.s de violences.
Ressources du webinaire
- Un enregistrement bilingue du webinaire. Également disponible en anglais et en français.
- Les principaux points à retenir du troisième webinaire, ainsi que les réponses aux questions du public, les informations sur les intervenant·e·s et les liens partagés.
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