Accompagner le changement par des visions alternatives de la justice en Haïti
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Haïti fait face depuis des années à une crise politique, économique, sanitaire et sécuritaire qui a alimenté une violence et une paralysie croissante des institutions publiques. Au quotidien, la population haïtienne subit une violence inouïe émanant de groupes de civils armés.En savoir plus
Haïti fait face depuis des années à une crise politique, économique, sanitaire et sécuritaire qui a alimenté une violence et une paralysie croissante des institutions publiques. Au quotidien, la population haïtienne subit une violence inouïe émanant de groupes de civils armés. Or, face à la faiblesse du système judiciaire et des institutions publiques haïtiennes, la justice classique s’avère incapable d’apporter une réponse à cette nouvelle et grave forme de violence. Dans l’Accord politique pour une transition pacifique et ordonnée (décret créant le Conseil présidentiel de Transition du 3 avril 2024), il est prévu la création d’une Commission Vérité, Justice et Réparation pour faire la lumière sur les crimes de sang perpétrés au cours des dernières années. Les mécanismes de justice transitionnelle et alternative envisagés restent aspirationnels pour le moment. Pour s’assurer de leurs succès, il importe d’effectuer des recherches rigoureuses afin d’éclairer le débat et aider les décideurs politiques à mener ces efforts. Ce sont ces lacunes potentielles au niveau de la conception et de la mise en œuvre de la Commission et de ses mécanismes que le projet chercher à combler.
L’Université Quisqueya, en collaboration avec des organisations de la société civile et des partenaires académiques de différentes régions, mènera un projet de recherche-action utilisant des méthodes mixtes et centrant les victimes et les parties prenantes comme acteurs clés. En abordant les injustices du passé et en promouvant des processus judiciaires alternatifs qui sont davantage transparents, inclusifs et accessibles, le projet contribuera à renforcer la confiance entre les victimes, leurs communautés et les institutions publiques haïtiennes.
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